RESEAU HOMMES SUISSE ROMANDE
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mise
à jour le 15 avril 2007
C'est un espace protégé dans lequel des hommes explorent leur identité et partagent leur vécu.
A partager des expériences, des émotions, des réflexions, des interrogations sur notre identité masculine. A sortir du silence et de la solitude qui sont trop souvent le lot des hommes, conditionnés à être "forts", à "ne rien devoir à personne", à refouler leur sensibilité pour être plus performants et plus compétitifs. A expérimenter de nouvelles manières d'être et de faire, respectueuses de soi- même et d'autrui, afin de mieux vivre nos relations amoureuses, amicales, familiales et professionnelles.
Nos groupes sont composés de cinq à huit hommes qui se rencontrent toutes les trois semaines environ.
Après un temps d'accueil, le groupe échange sur un thème choisi à l'avance ou pendant la séance, ou encore la parole est laissée à ceux qui désirent s'exprimer à partir de leurs préoccupations du moment.
A tour de rôle, chacun parle, dit ce qu'il ressent, témoigne de son vécu mais est aussi libre de ne pas s'exprimer. Chacun écoute et peut ensuite réagir à ce qui a été dit, mais sans émettre de jugement moral ni se muer en donneur de conseils car il est d'usage de respecter les règles de base d’une bonne communication :
- Parler de soi en se servant du "je";
- Éviter d'interrompre
la personne qui parle;
- Éviter de juger et de donner des conseils;
-
Respecter la confidentialité de ce qui se dit (ça reste à l’intérieur du groupe);
-
Parler de nos sentiments, ne pas raconter juste des faits;
- Respecter le
rythme de chacun.
Il n'y a pas de leader, de gourou ou de thérapeute. Les groupes sont autogérés, chaque homme anime une réunion à tour de rôle. Ceci permet à tous les membres du groupe de prendre la responsabilité du bon fonctionnement de celui-ci. Un groupe de parole n’est donc pas un groupe de thérapie et il ne s’agit pas, pour l’animateur de " jouer au thérapeute ".
Il n'y a pas de "règlement" écrit émanant du réseau. Des chartes de principes sont parfois élaborées en commun par un groupe et mentionnent, la plupart du temps, la complète autonomie du groupe, l'engagement et la loyauté de chacun envers les membres de son groupe, la présence régulière aux rencontres, la nomination d'un représentant pour le groupe afin que les contacts avec le Réseau soient maintenus ...
De tout, en toute liberté.
Par exemples : la relation avec le père, la sexualité,
la tendresse, le deuil, la compétition, la colère, la violence, la peur...
L'important est de pouvoir laisser affleurer ses émotions, en prendre
conscience et accepter celles des autres. Dire "ce que cela me fait"
plutôt que "ce que j'en pense". Parler avec son cœur, avec ses
tripes, plutôt qu'avec sa tête.
On ne fait pas forcément que parler, d'ailleurs. Des exercices corporels peuvent permettre de dépasser les mots pour retrouver la spontanéité des gestes, le plaisir du jeu. Il y a aussi des moments récréatifs, des balades dans la nature, des fêtes.
Les premiers groupes semblables aux nôtres sont nés en Amérique du Nord vers la fin des années 1970. Pour les pays francophones, c'est l'analyste jungien Guy Corneau qui, à la suite d'une longue réflexion sur son propre vécu, a fondé les premiers groupes québécois, depuis lors organisés en réseau (RHQ : Réseau Hommes Québec).
Le succès du RHQ (200 groupes totalisant près de 1 800 membres) a inspiré dès 1993 la création de groupes dans les pays francophones européens (Réseau Hommes France, Réseau Hommes Belgique, Réseau Hommes Suisse Romande).
Le Réseau Hommes Suisse Romande (RHSR) est une organisation composée uniquement de bénévoles. Ses buts sont la promotion, la formation et l'aide au fonctionnement des groupes d'hommes. Il organise des rencontres intergroupes. Il assiste les nouveaux groupes pour les premières réunions en leur fournissant un accompagnement pour quatre séances de "démarrage".
Très simplement, en écrivant ou en téléphonant au coordinateur du Réseau (voir adresse ci-dessous) ou encore en s'adressant directement au répondant du groupe en activité dans votre région. En pratique, un nouveau groupe démarre quand il y a, dans une région, suffisamment d'hommes intéressés.
De nouveaux membres peuvent aussi se joindre à un groupe existant. A noter encore qu'une cotisation est perçue pour divers frais de fonctionnement (actuellement Fr. 40.- par an) et pour l'abonnement au journal d'informations RH-Infos des régions romande et Rhône-Alpes. Il n'y a pas d'autres frais, sauf ceux que le groupe décide lui-même d'engager (location d'une salle de réunion, etc.).
Il existe des groupes à : La Chaux-de-Fonds, Fribourg, Genève, Lausanne, Yverdon.
Une adresse :
Réseau Hommes Suisse Romande,
Philippe Rey (Genève)
Tél. : 022 348 76 86
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La question revient souvent et la réponse semble rester identique, il n'y a pas de groupes femmes organisés sur le mode des groupes hommes "Guy Corneau" en activité en Suisse Romande. Cela ne veut pas dire qu'il n'existe aucun rassemblement de femmes. S'ils existent, ces groupes sont souvent animés/gérés par un-e thérapeute...
Plus d'informations
Si vous souhaitez prendre le temps d'en savoir plus, voici le livre :
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GUILLOT Patrick, Quand les hommes parlent… Éd. le Souffle d'Or 2002. Préface de Guy Corneau. Le premier livre sur le Réseau Hommes et les groupes d’hommes autogérés. L’auteur a rencontré quinze participants, issus de neuf groupes différents. S’appuyant sur leurs témoignages, il décrit de l’intérieur le processus des groupes, les événements qui les traversent et les thèmes qu’ils abordent. |
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